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Phytothérapie et compléments alimentaires



Se soigner avec des plantes n’est pas forcément sans risque et nécessite des précautions. Soulager certains symptômes passagers ou d’intensité modérée est un choix possible en cas d’insomnie, de troubles digestifs ou de constipation par exemple. Quelques plantes sont utiles pour soigner l’apport en fibres par le son de blé, ispaghul ou le psyllium. Mais « naturel » ne signifie pas forcément anodin.



Deux exemples à retenir :


- Des plantes peuvent modifier l’action de divers médicaments : le millepertuis utilisé dans les humeurs dépressives par exemple est à éviter notamment avec les anticoagulants, les contraceptifs hormonaux, les antiépileptiques car il diminue leur efficacité thérapeutique.  À l’inverse, à l’arrêt de cette phytothérapie, des signes de surdosage peuvent survenir.


- Des compléments alimentaires à base de "levure de riz rouge" sont commercialisés avec diverses allégations santé dont l'hypercholestérolémie. Ces produits contiennent des substances, issues de la fermentation du riz par la "levure de riz rouge" (un remède traditionnel chinois), qui ont parfois une structure chimique identique à celle des statines, une famille de médicaments hypocholestérolémiants. Des effets indésirables liés à la prise de ces compléments alimentaires peuvent  intervenir, notamment des troubles musculaires et des troubles hépatiques parfois associés à un ictère. En cas d'hypercholestérolémie les mesures hygiéno diététiques (alimentation, activité physique, etc.) sont les interventions de prévention cardiovasculaire de première ligne puis dans un second temps, l’hypercholestérolémie  peut justifier un traitement spécifique, le choix revient à votre médecin.


En bref : n’oubliez pas de préciser toutes vos habitudes thérapeutiques, y compris les traitements à base de plantes, les compléments alimentaires, la contraception orale, l'homéopathie, les gouttes pour les yeux, etc.